18/01/2016
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VICTOR HUGO : La Préface de Cromwell (1827)

Thème
La Préface de Cromwell (1827) est une véritable défense et une illustration du drame romantique.
Le drame hugolien engendre une révolution qui remet en question les préceptes dont la tragédie est dotée depuis le Grand Siècle, notamment la règle fondamentale des trois unités. Selon cette règle, l'intrigue devait former un tout (unité d'action), cependant que la scène devait ne représenter qu'un seul lieu (unité de lieu) et la durée des événements représentés ne pas dépasser vingt-quatre heures (unité de temps). Les pièces de Victor Hugo, Cromwell (1827), Marion Delorme (1829), Hernani (1830), Lucrèce Borgia (1833) et Ruy Blas (1838), mais aussi celles de Musset, la Nuit vénitienne (1830), les Caprices de Marianne (1833), Fantasio (1834), Lorenzaccio (1834) On ne badine pas avec l'amour (1834), reprennent tous les règles de la dramaturgie romantique en multipliant les personnages et les lieux, mêlant le vers et la prose, le style haut et le style bas, le sublime et le grotesque, le beau et l'horrible. L'échec du drame de Victor Hugo, les Burgraves (1843), marquera en France la fin de la période romantique.

Résumé
La Théorie des trois âges

On peut distinguer trois grandes époques dans l'histoire de l'humanité auxquelles correspondent leur propre expression littéraire
Les temps primitifs
Les hommes encore proche de l'innocence universelle s'adonnent à la vie pastorale, ils sont naïfs et pieux. Ils créent des formes poétiques, c'est l'âge du lyrisme.
Les temps antiques
Les États se constituent, les guerres naissent de leur constitution même. La poésie pour chanter la guerre évolue du lyrisme spontané au poème héroïque ou à la tragédie. C'est l'âge de l'épopée.
Les temps modernes
le spiritualisme chrétien pose le corps et l'âme, la terre au ciel. L'homme sent le combat qui se livre en lui . Cette opposition se définit dans la forme dramatique. C'est l'âge du drame.
La Théorie du drame
Le drame doit illustrer l'idée chrétienne de l'homme composé de deux être, l'un périssable, charnel, l'autre immortel, éthéré.
Le mélange des genres
Séparer les genres, c'est isoler arbitrairement tel ou tel aspect, les unir, c'est exprimer l'homme tout entier. Le drame doit mêler le grotesque au sublime.
L'abandon des unités
Les unités de temps et de lieu sont contraires à la vraisemblance. Seule l'unité d'action doit être maintenue.
La couleur locale
Le décor doit donner l'impression de la vie ; la couleur historique et géographique doit imprégner le fonds du drame.

Extraits


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