18/01/2016
Auteurs romantiques

Accueil
Suite

VICTOR HUGO (1802-1865)


Hernani>> Notre Dame de Paris>> Les Misérables>

La Légende des Siècles
>> Les Contemplations>> Les Feuilles d'Automne

La préface de Cromwell> Les Misérables

Biographie

Bibliographie

Découvrez le poème "le mot" que plusieurs professeurs ont décidé de lire à leurs élèves le 7 janvier 2002

Chronologie des oeuvres de Victor Hugo

Les Contemplations La Légende des Siècles Les Misérables Les feuilles d'Automne Notre Dame de Paris Hernani

Victor Hugo est né à Besançon en 1802 d'un père Lorrain Léopold Hugo, colonel, général d'empire puis gouverneur et d'une mère Bretonne Sophie Trébuchet. Tout jeune il accompagne son père dans ses déplacements de garnison.Son enfance est mouvementée entre Paris et les lieux de mutation de son père, entre l'amant de sa mère (le général Victor Lahorie) et les maîtresses de son père. À quatorze ans, le futur poète écrivit sur un cahier d'écolier: «Je veux être Chateaubriand ou rien».
À vingt ans, il publie un recueil d' Odes (1822), encore classique par sa forme mais plein d'audace, qui lui vaut une pension royale. Il le remaniera plus tard, sous le titre Odes et Ballades (1828).
Après la disparition de sa mère en 1822, il épouse Adèle Foucher, son amie d'enfance qui lui donne quatre enfants : Léopoldine (1824), Charles (1826), François-Victor (1828) et Adèle (1830).
(1827), drame injouable, le désigne comme le chef de cette nouvelle école, il y expose sa théorie du drame, condamnation des règles classiques d'unité de lieu et de temps, recommandation de l'unité d'action, et enfin le droit et le devoir, pour l'art, de représenter la réalité sous tous ses aspects, même les plus laids et les plus groresques.
Le 25 février 1830, Hernani, donne à Hugo l'occasion de mettre lui-même en pratique ses principes. Le triomphe de la pièce voit s'affronter les défenseurs de la tradition et les tenants des nouvelles doctrines au cours d'une soirée restée dans l'histoire sous le nom de «bataille d'Hernani».
Hugo illustre ses théories au théâtre, avec des drames passionnés comme Le roi s'amuse (1832), interdit par la censure, Lucrèce Borgia (1833) ou Ruy Blas (1838).
L'éclatante révélation de Hugo comme poète romantique commence en 1829 avec le recueil des Orientales, nourri d'images de la Grèce en flammes et de visions de villes espagnoles. Hugo n'a jamais vu l'Orient, mais il lit les récits des voyageurs.
Dans les Feuilles d'automne (1831) et les Rayons et les Ombres (1840), s'affirment les thèmes majeurs de la poésie hugolienne: la nature, l'amour, le droit du rêve. Dans les Voix intérieures (1837) apparaît le personnage d'Olympio, double et interlocuteur du poète, qui fut immortalisé peu après par le célèbre poème «!Tristesse d'Olympio!» dans les Rayons et les Ombres.
Hugo va devenir le romancier du petit peuple évoluant du catholicisme et du monarchisme vers une pensée libérale et sociale, vers la compassion pour le petit peuple. En 1831 parait, Notre-Dame de Paris, qui met en scène un couple devenu mythique, Quasimodo et Esmeralda. Il s'intéresse à la politique, à la misère ouvrière (Han d'Islande), et s'interroge sur les moyens par lesquels le peuple pourrait conquérir le droit à la parole (Notre-Dame de Paris).
Malgré quelques démêlés avec la censure (l'interdiction de Marion Delorme par exemple, en 1829) le succès ne se dément pas. En 1833, Hugo rencontre Juliette Drouet, qui devait le suivre en exil et rester sa maîtresse dévouée pendant cinquante ans.
Elu à l'Académie française en 1841, Victor Hugo est affecté, en 1843, par l'échec de son drame, les Burgraves, signe de la décadence du théâtre romantique, et surtout par la mort tragique de sa fille Léopoldine, noyée dans la Seine avec son mari.
Le poète compose les Contemplations (1856), mais les événements politiques lui réservent d'autres tourments.
Libéral et progressiste, Hugo n'accepte pas l'avènement de Louis-Napoléon Bonaparte par le coup d'État du 2 décembre 1851 et il s'exile «Je resterai proscrit, voulant rester debout». D'abord à Jersey, puis à Guernesey. Il continue, pendant ses dix-neuf ans d'exil, de vilipender Napoléon III tout en se consacrant à la littérature.
Poèmes de l'exil, Châtiments (1853), qu'il consacre à «Napoléon le Petit», circulent d'abord en contrebande en France et contiennet 6200vers, organisés en sept parties dont chacune a pour titre une des formules utilisées par Napoléon III pour justifier son coup d'État. Le recueil s'ouvre sur un poème Nox «nuit» qui fait allusion aux ténèbres qui enveloppent le temps présent (le règne de Napoléon III) auquel répond un autre poème, Lux «lumière, jour», l'espérance d'un avenir meilleur.
Dans les Contemplations (1856) il se lance, à l'assaut de tous les domaines de la connaissance, la nature, le moi, l'univers. L'oeuvre s'articule autour de la terrible épreuve que fut la mort de sa fille, les poèmes «Autrefois» et «Aujourd'hui» y évoquent Léopoldine.
La Légende des siècles (1859) est le projet d'une épopée qui embrasse la totalité de l'histoire et dont les poèmes illustrent la suite des âges. Hugo publie ensuite les Misérables en 1862 accueilli avec enthousiasme par le public, tant en Europe qu'aux États-Unis. Le titre Les Misérables désigne toutes les victimes d'un ordre social dont Hugo dénonce les rigueurs et les injustice à travers les personnages principaux, Fantine, Jean Valjean, Cosette, Marius, Gavroche.
Les Travailleurs de la mer (1866) ou l'Homme qui rit (1869) sont des récits de la conquête de la nature par l'Homme. Ces deux ouvrages montrent l'échec de l'homme à réformer une société injuste et inégalitaire.
Hugo revient triomphalement en France en février 1870, il est élu député à la Constituante avec 214 169 voix.
Il a de vastes projets, abolition de la peine de mort, réforme de la magistrature, défense des droits de la femme, instruction obligatoire et gratuite, création des États-Unis d'Europe. Au bout d'un mois, désillusionné, il démissionne.
Hugo devient alors une sorte de patriarche national des lettres. Il décède, le 22 mai 1885. Un cortège de plusieurs centaines de milliers de personnes suivra, depuis l'Étoile jusqu'au Panthéon, le «corbillard des pauvres» qu'il avait réclamé. «Je donne cinquante mille francs aux pauvres et je désire être porté au cimetière dans leur corbillard. Je refuse l'oraison de toutes les Églises. Je demande une prière à toutes les âmes. Je crois en Dieu» : ce furent là ses dernières volontés.

Accueil