27/05/2013
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CHATEAUBRIAND : ESSAI SUR LES RÉVOLUTIONS (1797)
Thème
L'Essai sur les révolutions compte une Introduction et cinquante-deux chapitres. Les six premiers traitent de la révolution républicaine en Grèce.

Résumé
En 1797, Chateaubriand publie à Londres un essai historique, politique et moral sur les révolutions anciennes et modernes, considérées dans leurs rapports avec la révolution de 1789 en France. Oeuvre touffue, sous l'influence des philosophes du 18è siècle dont Rousseau avec qui il vante l'état de Nature et reprend les arguments de la pensée rationaliste contre la foi chrétienne. Mais il nie le progrès humain auquel ont cru Montesquieu, Voltaire et les encyclopédistes. Chateaubriand étaye ses prévisions politiques. À la base de cette tentative, un postulat : l'histoire se répète, parce qu'il n'y a pas de progrès. Le passé est un réservoir de modèles qui peuvent rendre intelligible le monde moderne, à condition de découvrir auquel de ces modèles se conforme le présent. Concrètement se demande-t-il, quelle révolution rejoue la Révolution française ? Il rejette l'Ancien Régime qui s'est suicidé « les folies et les imbécillités du gouvernement exaspéraient l'esprit du peuple » et refuse les horreurs sans lendemain de la Révolution dans sa phase la plus radicale (« des forfaits que tous ceux de l'histoire mis ensemble pourraient à peine égaler »: « Au même instant, mille guillotines sanglantes s'élèvent à la fois dans toutes les cités et dans tous les villages de la France. Au bruit du canon et des tambours, le citoyen est réveillé en sursaut au milieu de la nuit et reçoit l'ordre de partir pour l'armée. Frappé comme de la foudre, il ne sait s'il veille ; il hésite, il regarde autour de lui, il aperçoit les têtes pâles et les troncs hideux des malheureux qui n'avaient peut-être refusé de marcher à la première sommation, que pour dire un dernier adieu à leur famille ! » 14. Il dénonce les effets pervers des Lumières, « C'est en vain que nous prétendons être politiquement libres », « nous voyons à quel point l'esprit systématique peut nuire aux hommes », « ne précipitons point le cours des choses par nos opinions » Extraits
Il faut que les hommes fassent du bruit, à quelque prix que ce soit - peu importe le danger d'une opinion, si elle rend son auteur célèbre ; et l'on aime mieux passer pour un fripon que pour un sot.
Retrouvez le texte complet de l'oeuvre en cliquant ici


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