04/09/2017
Auteurs romantiques

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GEORGE SAND : LA MARE AU DIABLE (1848)


La mare au diable


roman 1848



Le roman est la touchante histoire du second mariage de Germain. Resté veuf de bonne heure avec trois enfants, il ne songeait pas à se remarier, mais c'est son beau-père lui-même, le père Maurice, qui l'en presse : il veut une seconde femme pour s'occuper de ses petiots. A quelques lieues demeure une veuve qui serait un bon parti......

Ouvrage tombé dans le domaine public.
La Mare au Diable est consultable sur Internet

Résumé de l'oeuvre
Germain ne peut se consoler de la mort de sa femme qui l'a laissé seul avec trois enfants. Son beau-père l'engage à ne plus pleurer et à se remarier. Germain accepte, pour le bien de ses enfants. Une veuve d'une région voisine cherche à se remarier. Germain part lui rendre visite accompagné par Marie, une jeune fille du pays dont lui a confié la garde. Elle doit se placer dans une ferme proche du lieu où vit la veuve. Un des fils de Germain est aussi du voyage, en passager clandestin. Un orage les presse de quitter leur route pour se réfugier dans une forêt. Ils campent toute la nuit près d'une mare. C'est un lieu enchanté qui les rapproche irrésistiblement les uns des autres. Marie confie qu'elle préfère les hommes plus âgés qu'elle. Au matin, on reprend la route, la magie de la nuit s'étant dissipée. Ayant atteint le but de leur voyage, Germain et Marie doivent tous les deux faire face à de cruelles déconvenues. Germain n'est pas le seul prétendant auprès de la veuve qui joue les coquettes. Il est celui qu'elle préfère, mais il ne veut pas participer à une compétition qu'il juge humiliante. Il part chercher son fils qu'il a confié à Marie. Mais la jeune fille et l'enfant ont fui la ferme où le propriétaire a tenté d'abuser de Marie. Germain les retrouve dans les bois. Chacun rentre chez soi. Il faudra bien du temps à Germain pour s'avouer qu'il est amoureux de Marie et la demander en mariage.

Le début de l'histoire
Je venais de regarder longtemps et avec une profonde mélancolie le laboureur d'Holbein, et je me promenais dans la campagne, rêvant à la vie des champs et à la destinée du cultivateur. Sans doute il est lugubre de consumer ses forces et ses jours à fendre le sein de cette terre jalouse, qui se fait arracher les trésors de sa fécondité, lorsqu'un morceau de pain le plus noir et le plus grossier est, à la fin de la journée, l'unique récompense et l'unique profit attachés à un si dur labeur. [.....]
La petite Marie était seule au coin du feu, si pensive qu'elle n'entendit pas venir Germain. Quand elle le vit devant elle, elle sauta de surprise sur sa chaise et devint rouge...

 

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