18/08/2013
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CHATEAUBRIAND : BIOGRAPHIE DE CHATEAUBRIAND


Chateaubriand

François-René de Chateaubriand, vicomte (1768-1848) est né à Saint-Malo le 4 septembre 1768 et décédé à Paris le 4 juillet 1848 à l'âge de 80 ans.
Il est le cadet de 10 enfants de René-Auguste de Chateaubriand, chevalier, puis comte de Combourg, son père, taciturene, négociateur, corsaire, pêcheur de morue et négrier et de Apolline Jeanne Suzanne de Bédée sa mère, supersticieuse et maladive.
La famille de Chateaubriand une très vieille famille aristocratique ruinée, domiciliée à Saint-Malo où elle s'est établie en 1757. Avec le père de Chateaubriand, négociateur avisé avec les Colonies, la famille retrouve sa dignité d'antan grâce au commerce. Cadet de dix enfants, dont 4 sont morts en bas âge, le jeune François-René doit d'abord vivre éloigné de ses parents, à Plancoët où il est placé en nourrice chez sa grand-mère, Madame de Bédée qui l'amène souvent chez son grand-oncle, au manoir de Monchoix. Il a 3 ans lorsque son père, réussissant dans les affaires, peut racheter en 1771 le château de Combourg, à 30 kilomètres de Saint-Malo, dans lequel la famille Chateaubriand s'installe en 1777, il a 9 ans. François-René fait successivement ses études aux collèges de Dol (1777 à 1781), de Rennes (1782) et de Dinan (1783), (c'est dans le même lycée que j'ai fait ma scolarité, au déssus de l'entrée, une plaque avec "Ici ont étudié Chateaubriand et François Broussais un autre malouin qui finira chirurgien puis donnera son nom à un hôpital et à ce collège). françois-René passe son temps au château de Combourg, avec son père, sa mère et sa sœur cadette Lucile. Dans cette solitude il sent se développer des dispositions à la mélancolie et au romanesque. Après un court séjour à Cambrai, comme sous-lieutenant, Chateaubriand fréquenta, de 1786 à 1791, la haute société parisienne et les médiocres écrivains du temps. Peut-être, si l’on en juge par quelques vers qu’il fit insérer dans l’Almanach des Muses, fût-il devenu lui-même un élégant pseudo-classique, si son humeur inquiète et curieuse ne l’avait poussé à entreprendre un grand voyage. Après son brevet de sous-lieutenant au régiment de Navarre à 17 ans, sous les ordres de son frère Jean-Baptiste (lequel le présente à la Cour de Louis XVI pour laquelle il ressent du dégoût. Il est fait capitaine à 19 ans. C'est alors qu'à 20 ans, il débarque à paris en 1788, où il se lie avec des écrivains de second rang, Jean-François de La Harpe, Jean-Pierre Louis de Fontanes et d'autres écrivains de l'époque. Chateaubriand fait alors ses débuts littéraires en écrivant des vers pour l'Almanach des Muses en s'inspirant de Corneille et Rousseau. L'année suivante, 1789, il participe aux États de Bretagne et en juillet assiste à la prise de la Bastille avec ses sœurs Julie et Lucile. En avril 1791, par goût de l'aventure, il s'embarque pour l'Amérique et y voyage quelques mois. Il se marie l'année suivante en 1792 avec Céleste de La Vigne-Buisson (Céleste de Chateaubriand), descendante d'une famille d'armateurs de Saint-Malo, âgée de 17 ans. Ils n'auront pas de postérité. Il émigre et rejoint en Allemagne l'armée contre-révolutionnaire. Blessé, malade, il se réfugie ensuite en Angleterre (1793) où il passe 7 années d'exil et de misère. C'est à Londres qu'il publie son Essai historique, politique et moral sur les révolutions anciennes, considérées dans leurs rapports avec la Révolution française (1797) où, il expose la douleur de sa situation d'exilé. De retour en France en 1800, Chateaubriand, affecté par la mort de sa mère et de l'une de ses soeurs, se tourne vers la foi catholique dont il s'était écarté. Dans cet état d'esprit parait, les Natchez : Atala, ou les Amours de deux sauvages dans le désert (1801), dans le cadre de la Louisiane, l'histoire funeste de l'Indien Chactas et de la vierge chrétienne Atala, qui préfère mourir plutôt que de trahir sa foi en épousant Chactas. En 1802, il publie le Génie du christianisme, ou les Beautés de la religion chrétienne, apologie de la religion à laquelle se rattache René. Chateaubriand devient l'écrivain de la foi et va faire la connaissance de Mme Récanier qui deviendra l'amour de sa vie. Nommé secrétaire d'ambassade à Rome (1803), il s'enthousiasme pour les paysages italiens mais, après l'exécution du duc d'Enghien (1804), il démissionne. Deux ans plus tard, il s'embarque avec sa famille pour l'Orient et visite la Grèce, la Turquie, Jérusalem. Au cours de ces voyages, il prend des notes pour sa prochaine oeuvre, les Martyrs ou le triomphe de la religion chrétienne, publiée en 1809. Il se retire dans sa maison de la Vallée-aux-Loups, près de Sceaux, et commence les Mémoires d'outre-tombe dont la rédaction allait durer une trentaine d'années. Il est élu à l'Académie française en 1811, année de la publication de son Itinéraire de Paris à Jérusalem. Durant les Cent-Jours, Louis XVIII, réfugié en Belgique, le fait Ministre de l'Intérieur. Après le désastre de Waterloo et l'exil définitif de l'empereur à Sainte-Hélène, il devient Pair de France et Ministre d'État. Mais, en 1816, il est privé de son poste et des revenus qui y étaient attachés, il doit vendre la Vallée-aux-Loups. Il est ensuite nommé ambassadeur puis, en 1822, Ministre des Affaires Étrangères. Mais après une tentative de complot avec la duchesse de Berry, contre Louis-Philippe (1834), il abandonne la vie politique. Il compose la Vie de Rancé (1844). Cependant, sa santé décline ; il meurt à Paris le 4 juillet 1848 et est enterré le 19 Juillet, selon ses dernières volontés, sur le rocher du Grand-Bé, dans la rade de Saint-Malo.

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